mercredi 27 mai 2009

Hiérarchie des pouvoirs métapsychiques

J'ai pensé à une sorte de "hiérarchisation" des pouvoirs métapsychiques, de cette forme approximative :


Les pouvoirs de base sont :
- Télépathie
- Télesthésie
- Télékinésie

Les versions avancées sont :
- Onirisme (plongée dans l'inconscient collectif)
- Multiperception (ubiquité sensorielle)
- Psychokinésie (manipulation de la température, de l'électricité...)

Les pouvoirs suivants sont des "hybrides" avancés :
- Prophétie = Télesthésie + Télépathie
- Téléportation = Télesthésie + Télékinésie
- Biokinésie (soins, etc.) = Télékinésie + Télépathie

Il y a sûrement des pouvoirs qui ne rentrent pas dans les cases...

Je continue à réfléchir, notamment via le forum Casus NO.

dimanche 10 mai 2009

Les Indo-Européens (Que sais-je ?) : Résumé (1)

L'autre jour, j'ai brièvement discuté des polémiques sur le bouquin et surtout son auteur, maintenant faisons un résumé de l'ouvrage Les Indo-Européens, par Jean Haudry, dans la collection Que Sais-Je ? (numéro 1965)

De l'indo-européen aux Indo-Européens est une introduction où l'auteur revient sur les critiques contre l'hypothèse d'un peuple indo-européen, et détaille les buts de l'ouvrage et ses méthodes : paléontologie linguistique (se basersur les langues pour en déduire des faits de civilisation), mythologie comparée, etc. Par exemple, la paléontologie linguistique permet de démonter que l'unité indo-européenne remonte à l'âge du bronze, puisqu'une racine indo-européenne désigne le bronze (*ayes-) alors que l'on a des vocables très différents pour le fer. La mythologie comparée permet de repérer des ressemblances énormes entre les mythologies, que ce soit la légende des origines de Rome, la mythologie nordique, les Veda et Avesta...

Chapitre premier : la vision du monde tente de tracer les grandes lignes de la morale et de la spiritualité indo-européenne. L'auteur montre que la philosophie indo-européenne est avant tout une pensée politique, au point de calquer une vision politique sur sa religion...
Il commence par indiquer que, contrairement à certaines hypothèses, la philosophie primitive indo-européenne n'est pas nécessairement animiste, mais très axée sur la société humaine et avec peu de goût pour les abstractions.
Une partie du chapitre nommée l'héritage littéraire indo-européen déduits plusieurs faits à partir des textes les plus anciens des civilisations indo-européennes (y compris les Grecs) : grande importance accordée à la gloire personnelle, importance du nom donné aux personnes (qui reflètent la destinée souhaitée, surtout pour les classes sociales supérieures), thème important de peuples différents qui s'affrontent puis finissent par s'unir (Ases et Vanes chez les Germains, Romains et Sabins...).
L'auteur revient sur l'extrême importance accordée à la gloire et à la réputation, transmises à la lignée du héros, et puissance dévastatrice de la honte et du blâme.
Il décrit ensuite la division trifonctionnelle de la société indo-européenne (prêtres-juges, guerriers, artisans-paysans), qui se reflète dans les récits. Ainsi, les rois romains furent d'abord souverain-juge (Romulus et Numa), puis des guerriers (Tullus Hostilius) puis paysan (Ancus). On retrouve des schémas similaires chez les Germains, les Slaves, les Irlandais... De même, dans les grandes épopées avec groupes de héros, ceux-ci sont bien caractérisés par leur appartenance aux trois fonctions : dans la légende troyenne de la fondation de Rome raportée par Virgile, le troyen (pieux) Enée s'allie avec l'étrusque (guerrier) Tarquin pour combattre le (riche) Latinus, avant de finir par faire la paix. Les groupes de héros du Mahabharata et de l'Edda sont aussi très caractérisés comme archétypes des trois fonctions. De nombreux récits indiquent clairement que c'est la première fonction qui doit dominer et diriger le groupe, et nombreuses sont les légendes indiquant les résultats catastrophiques qu'apporte une préférence donnée à la troisième fonction (paysanne, axée sur la fécondité), comme par exemple la légende troyenne où Pâris préfère Aphrodite (3e fonction) à Héra (1e fonction) et Athéna (2e fonction).
Plusieurs mythes indo-européens présentent aussi le thème de l'ennemi intérieur, souvent métissé avec l'ennemi héréditaire : Loki (demi-géant) chez les Germains et Syrdon (demi-démon) ches les Ossètes. Voir également le mépris affiché des hindous pour les candala : métis entre brahmane (de la plus haute caste) et sudra (de la plus basse caste, celle des non-aryens).

Pour ce qui est de l'âme humaine, les indo-européens ne semblent pas avoir d'opinion arrêtée. L'auteur détaille quelques croyances distinctes, mais sa conclusion est que ce sont des résultats d'apports extérieurs : pour l'indo-européen, ce qui importe c'est l'action dans le monde puis la gloire posthume...
En ce qui concernent la cosmologie, les indo-européens n'accordent pas d'importance à l'astrologie, mais en revanche ont divinisé le soleil et la lune, et considèrent aussi que le ciel diurne est différent du ciel nocturne, au point de leur donner des noms différents. Le temps est souvent cyclique, à grande échelle les âges sont souvent associés chacun à l'une des trois fonctions, séparés par des guerres et catastrophes majeures.
Bref, la conclusion générale de ce chapitre est que la pensée indo-européenne est avant tout politique et axée sur les respect d'une société organisée en trois fonctions, une structure qui gouverne les hommes autant que le monde...

Nous reprendrons ultérieurement la suite de ce résumé...

Image d'illustration :
- The Judgement of Paris (David Spears, 2003)
- Loki, de Glen Angus, pour Marvel Comics

vendredi 8 mai 2009

Le GROG est de retour...

Le GROG (Guide du ROliste Galactique), véritable encyclopédie en ligne du jeu de rôle, est enfin pleinement de retour.


Depuis quelques mois, il fonctionnait en régime minimal, mais cette fois-ci, c'est avec de nouveaux moteurs et de nouveaux outils qu'il a repris son voyage intersidéral. Nous vous invitons à explorer ce superbe site rénové, à y poster vos critiques voire à l'enrichir de vos connaissances personnelles.

Depuis mai 2000, ce site fonctionne grâce à la participation de dizaines de bénévoles, qui en ont fait un site de référence unique au monde. J'ai moi-même apporté ma contribution par plusieurs fiches et critiques, comme de nombreux internautes.

Son adresse est http://legrog.org/ (et non plus http://roliste.com/). Sur le présent blog, l'ancienne adresse traîne encore à plusieurs endroits, j'essaierai de corriger dans les semaines à venir.

Souhaitons-lui ... longue vie et prospérité.

mercredi 6 mai 2009

Le basque pour les nuls

Je viens de me procurer en librairie Le basque pour les nuls, un ouvrage sur la langue basque qui semble tout à fait correspondre à ma démarche personnelle de touriste linguistique : moins pointu qu'un ouvrage spécialisé, moins riche qu'une méthode complète (façon Assimil), plus complet qu'un guide de conversation, et également bon marché à moins de 6 euros pour un livre de poche de 188 pages.

Le basque est une langue très intéressante, puisque c'est a priori la plus vieille langue d'Europe. C'est l'une des seules langues d'Europe non indo-européenne, avec les langues finno-ougriques (hongrois, estonien, finnois, same) et sémites (le maltais). On ne lui a formellement trouvé aucun lien avec d'autres langues, sauf peut-être certaines langues du Caucase, qui seraient elles-même à rapproche de certaines langues du nord de la Russie et de l'Amérique du Nord, dans le cadre d'une super-famille de langues déné-causacienne. Mais ce n'est qu'une théorie ; l'un de ces jours je vous résumerai L'origine des langues de Merritt Ruhlen, dont j'avais déjà brièvement parlé, et qui tente de démontrer l'existence de ces familles de langues, voire la probabilité d'une langue-mère.

A propos du basque et des langues du Caucase, la sympathique linguiste Harriette Walter, invitée récemment de l'émission scientifique La tête au carré sur France Inter, avait donné la théorie des aires latérales comme explication de leur proximité. Il aurait existé autrefois au sud de l'Europe des langues apparentées sur des territoires contigus ; descendant du Nord, les Indo-Européens auraient repoussé vers l'ouest certaines populations (qui seraient devenus les Basques, ainsi que les Ibères), et d'autres vers l'est (qui auraient fini par se concentrer dans le Caucase, cernés de toutes parts par les Indo-Européens et les Türks).

Je vous reparlerai du basque une fois que j'aurai eu le temps de parcourir cet ouvrage ! Un de ces jours, il faudra aussi que l'on fasse un petit tour des théoriques linguistiques (théorie de la vague, théorie des aires latérales...).

mardi 5 mai 2009

Les Indo-Européens (Que sais-je ?) et la polémique

Je viens de lire l'ouvrage Les Indo-Européens, par Jean Haudry, dans la collection Que Sais-Je ? (numéro 1965)

Jean Haudry est une personnalité pour le moins sulfureuse... Membre de divers groupes d'extrême-droite, il a notamment fait partie de l'Institut d'études indo-européennes de l'université Lyon III, très critiqué dans les années 80 pour son manque de rigueur et ses positions ouvertement révisionnistes (voire néo-nazies) et dissous en 1998.

Le premier ouvrage de Jean Haudry dans la collection Que sais-je, L'indo-européen, sur les aspects linguistiques, avait reçu un bon accueil à sa sortie (1978). C'est pour cela que les éditions PUF lui ont confié l'écriture d'un ouvrage sur la civilisation indo-européenne. Sorti en 1981, son accueil fut plutôt hostile... L'auteur avance de nombreuses hypothèses sans vraiment les justifier, en se basant sur des thèses contestées (notamment d'auteurs allemands des années 30 et 40), ou en interprétant la pensée d'autres auteurs (Dumézil...) de manière partiale. Surtout, ce qui a fait hurler, c'est sa validation de l'hypothèses hyperboréenne pour l'origine des Indo-Européens, et son affirmation de leur "race", à peau blanche et blonde.

Après avoir lu l'ouvrage, pour ma part je n'ai pas été choqué ou outré (bien que je sois plutôt aux antipodes de l'extrême droite). Le seul chapitre aux relents légèrement néo-nazis est le dernier chapitre, celui sur l'origine géographique où l'hypothèse des hyperboréens (blonds) est détaillée parmi d'autres, et examinée avec bienveillance. Tout cela est plutôt innocent, au total, pas de quoi hurler au pamphlet d'extrême-droite. Je dirais que si l'ouvrage manque un peu de rigueur, ça reste plus fiable que l'ouvrage moyen de la collection "Aventure Mystérieuse". Donc, dans le cadre rôliste / semi-fictionnel du présent projet, c'est une référence sérieuse !

Mes prochains articles seront donc consacrés à résumer cet ouvrage, maintenant que vous êtes avertis sur son auteur et ses idées...

Lien : Article Wikipedia sur Jean Haudry (avec compte-rendu de débats autour du livre Les Indo-Européens)